Veille d'actualités "Risques & Gouvernance" par Arengi - juin 2016

arengiID-RVB-VECTO-


 

A propos

Chaque mois depuis plus de 3 ans, Arengi, membre partenaire de l’IFA  prépare pour les adhérents de  l'IFA une  une sélection des actualités  vues sur le web, réalisée à l’aide de l’outil de veille collaboratif NETVIBES.

www.arengi.fr

A la une

 

Gouvernance : L’équilibre des pouvoirs entre  actionnaires et dirigeants

Les débats sur la rémunération de Carlos Ghosn, finalement validée par le Conseil d’Administration contre l’avis des actionnaires en application de la règle du Say on Pay, ont fait l’objet de nombreux articles ces dernières semaines, révélant des problématiques sur la gouvernance de l’entreprise bien plus structurantes que la seule question du montant des  salaires, à savoir  le rapport de force entre actionnaires et dirigeants.

Les réformes de la gouvernance intervenues au cours de la précédente décennie ont plutôt eu tendance à limiter le pouvoir des actionnaires, en ligne avec les inquiétudes de l’époque quant à la primauté accordée à leurs dividendes. Le vote du CA de Renault porterait ainsi cette remise en cause du modèle actionnarial, alors que c’est, désormais, la puissance des dirigeants qui est au cœur des préoccupations.

Mais c’est surtout la portée symbolique de ce vote qui est à l’origine des débats et des appels répétés de certains acteurs de la société civile et du monde politique en vue de le rendre contraignant, comme cela est déjà le cas chez nos voisins britanniques ou helvètes.  Ce cas particulier a largement influencé les travaux parlementaires car c’est à présent une des propositions contenues dans la Loi Sapin II (projet de loi relatif à la transparence économique, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique) qui a été adoptée en première lecture à l’Assemblée le 14 Juin dernier.

Mais au-delà du législatif, d’autres pistes restent à explorer afin de favoriser le dialogue et réguler les pouvoirs entre ces deux instances. Ne serait-ce donc pas là que le concept d’activisme actionnarial aurait un rôle à jouer ?

 

Gouvernance : les leçons de la controverse sur la rémunération de Carlos Ghosn

Rendre le pouvoir aux actionnaires

 

Les risques du moment, analyse et réflexion

 

STREST : un projet européen pour prévenir les risques extrêmes

Lancé après la catastrophe de Fukushima, STREST est un projet de recherche européen qui a pour objectif de prévenir les risques, même les plus faibles, susceptibles d’impacter une infrastructure dite « critique » (essentielle pour le bon fonctionnement de la société, par exemple barrages, raffineries, zones portuaires, …).

Les récents événements naturels  (les pluies provoquant d’importantes crues en Europe, ou encore les feux dévastateurs d’Alberta au Canada) ont remis à l’ordre du jour la question des défaillances des infrastructures en cas de risque extrême.  Dans l’article et la vidéo que nous avons sélectionnés pour vous, Pedro Matos, ingénieur hydraulique à L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, décrit les différents moyens mis en place pour tester la résistance des infrastructures, en cas de défaillance en cascade. D’après lui les outils numériques sont particulièrement utiles pour simuler une multitude d’événements combinés et ainsi à envisager  les risques dans toute leur complexité.

 

Imaginez le pire pour mieux prévenir des risques extrêmes

 

OPA hostile : un risque à double tranchant

Une OPA (Offre Publique d’Achat) est dite hostile lorsque les modalités d’accord de transfert des parts sociales sont transmises directement aux actionnaires en ignorant le refus de rapprochement exprimé par le Conseil d’Administration. Si une telle opération est facile à initier, elle est pourtant souvent couronnée par un échec, dû aux instabilités économiques ou géopolitiques, ainsi qu’à une vigilance stricte des autorités de régulation sur les questions de concurrence. On remarque en outre que même en cas de non aboutissement, la simple rumeur d’une OPA hostile peut avoir des conséquences sur l’environnement et le comportement des acteurs économiques. Si le risque pour les dirigeants des entreprises visées est l’éviction en cas de réussite de l’opération, l’entreprise instigatrice peut rencontrer un risque important de détérioration d’image et de réputation en cas d’échec.  L’article que nous vous proposons évoque ces phénomènes et analyse des cas récents de tentatives d’OPA.

 

OPA hostiles et raids financiers : des batailles de chiffres, de valeurs et d’égo  

 

Maîtriser le Big Data et mieux évaluer les risques

Une étude sud-africaine nous propose ce mois-ci un éclairage différent sur le rôle que le Big Data peut être amené à jouer dans la gestion de risques. Souvent crainte, car synonyme de risques émergents sur la gestion des données, cette notion peut finalement être une grande aide pour les risk managers. Le Big Data est présenté ici comme un outil essentiel pour les aider à mieux documenter leurs risques, notamment pour en évaluer plus précisément leurs éventuelles conséquences opérationnelles, légales, financières ou de réputation. Les risk managers ont ainsi à leur disposition un outil supplémentaire pour  permettre aux dirigeants de prendre des décisions informées puisque le "Big Data renforce le pouvoir prédictif des risques".

Accédez à cet article, en cliquant ici :

Big Data is changing the face of risk management

 

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

 

Entreprises familiales : un renouveau stratégique venu de la NextGen

Une étude menée par le cabinet Deloitte sur un échantillon de 19 pays en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique souligne que la NextGen, comme on appelle communément la nouvelle génération de dirigeants d’entreprises familiales, mise sur l’innovation et la prise de risques stratégiques. On remarque également que leur vision diffère de celle de leurs prédécesseurs. Certes, la volonté de conserver l’entreprise au sein de la famille reste toujours présente, mais dorénavant les nouveaux dirigeants sont convaincus de la nécessité de  "s’ouvrir et d‘inclure des personnes extérieures à la famille" dans leurs plans de développement. Ce phénomène s’explique par le parcours des NextGen, qui sont souvent des hommes ou des femmes très qualifiés et qui bénéficient d’une expérience externe à l’entreprise familiale, voire même à l’international.

Coup de jeune sur la gouvernance des entreprises familiales

Entreprises familiales : l’appétence au risque d’une nouvelle génération

 

Le code AFEP-MEDEF revoit aussi la rémunération des dirigeants

Parallèlement au vote de la nouvelle loi (Sapin II) dont un des objectifs est de renforcer les prérogatives des actionnaires concernant la détermination de la rémunération des dirigeants, l’AFEP et le MEDEF ont annoncé fin mai une révision de leur code de bonne conduite.  Le projet prévoit la mise en place d’une procédure obligatoire de consultation des actionnaires sur les sujets touchant à la rémunération des dirigeants. En cas d’un avis contraire, le conseil d’administration devrait faire une nouvelle proposition, tout en gardant le dernier mot sur le sujet. Dans le cadre de la révision du code l’AFEP et le MEDEF ont également lancé, pour la première fois, une consultation publique des parties prenantes. Elle est ouverte jusqu’au 8 juillet 2016 et accessible sur le site internet : www.consultation.codeafepmedef.fr

Révision du code AFEP-MEDEF sur la rémunération des dirigeants

 

L’holacratie l’avenir de la gouvernance d’entreprise ?

Né il y a 8 ans aux Etats-Unis l’holacratie est une technique de management d’entreprise qui met à plat la construction pyramidale de la gouvernance.   L’objectif de cette organisation est de rendre les collaborateurs plus indépendants et responsables, et ainsi leur permettre de gagner en agilité. Certains experts mettent en avant le gain de productivité. En adoptant ce modèle, les entreprises espèrent s’adapter plus facilement aux changements du marché et contribuer au bien-être de leurs collaborateurs. Très populaire au sein des start-ups, l’holacratie gagne progressivement du terrain au sein des grandes entreprises. Décathlon et Danone par exemple ont déjà entrepris cette révolution managériale au sein de leurs services.

Et si on disait adieu aux chefs?

 

Pour aller plus loin

Trump : Une présidence à  risques ?

Un article  relayé par Strategic Risk sur les risques potentiels associés à une présidence Trump nous a semblé intéressant à plus d’un titre, car il propose une analyse plutôt dépassionnée du sujet. Au-delà des considérations politiques, que l’on apprécie ou non le candidat républicain, l’auteur analyse les positions de l’homme d’affaires et tente d’en évaluer les conséquences économiques et politiques en termes de risk management. Si protectionnisme économique et fiscal ou « turbulences » diplomatiques semblent être prévisibles, cet article appelle également à ne pas négliger le contexte dans lequel les propos sont tenus : en pleine campagne électorale, la dureté des échanges entre les candidats investis s’intensifie. A ce titre, aux Etats-Unis comme ailleurs, les postures et hyperboles permettent avant tout d’être écouté par le plus grand nombre pour être élu.

Retrouvez l’article de Fuad Sharuiji (VP, Directeur de la Gestion de crise chez Malaysia Airlines)

La Présidence Trump à travers une perspective "Gestion de risques"