Veille d'actualités "Risques & Gouvernance" par Arengi - mai 2016

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A propos

Chaque mois depuis plus de 3 ans, Arengi, membre partenaire de l’IFA  prépare pour les adhérents de  l'IFA une  une sélection des actualités  vues sur le web, réalisée à l’aide de l’outil de veille collaboratif NETVIBES.

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A la une

Risque de fraude : forte hausse des entreprises touchées 

Une étude commune de l’Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG) et du Groupe Euler Hermes, portant sur le « risque de fraude : enjeux et conséquences pour les entreprises », met en exergue la hausse significative du nombre de victimes d’escroquerie en France. En effet  93% des sociétés interrogées avouent avoir fait l’objet d’au moins une tentative de fraude en 2015. En tête du classement on retrouve la fraude « au Président », les faux fournisseurs, l’usurpation d’identité ou encore les faux clients. 

S’il est vrai que les escrocs  regorgent de créativité quant aux ruses utilisées pour tromper et nuire, l’étude souligne néanmoins le manque de moyens déployés par les entreprises pour se protéger. L’enquête révèle ainsi que 68% des sociétés interrogées ne disposent pas d’un plan d’urgence à activer en cas de fraude, 73% n’ont même pas de dispositif de cartographie des risques et 53% ne connaissent pas l’assurance contre le risque de fraude. 

En forte hausse, la fraude touche 93% des entreprises

 

Les risques du moment, analyse et réflexion

Reporting extra-financier : les recommandations de FERMA

Dans le cadre de l’application de la directive 2014/95/EU portant sur la publication d’informations non financières et d’informations relatives à la responsabilité sociale et environnementale, la Commission européenne a effectué début mars une consultation publique pour recueillir des recommandations sur la méthodologie de publication de l’information extra-financière. Sollicité, Jo Willaert, président de la Fédération des Associations Européennes de Gestion des Risques (FERMA) a tenu à souligner l’importance des risk managers et du processus global de gestion des risques dans la publication du reporting. Selon lui, ils contribuent à l’accroissement de la productivité et l’efficacité sur le long terme et devraient être considérés comme un support et un outil de prise de décision par le Conseil d’Administration.

EC urged to include ERM in Non-Financial Reporting Guidelines – FERMA

 

Les médias sociaux : après le BYOD, l’ère du BYOP (Brying Your Own Persona) ?

L’utilisation des médias sociaux par les entreprises comme outil de communication n’est plus une nouveauté. Les canaux, tels que Twitter et LinkedIn ont d’ailleurs prouvé leur efficacité, touchant rapidement un large public. Partie intégrante de la vie professionnelle, mais aussi personnelle, on remarque qu’à l’usage c’est souvent un seul et même profil qui est employé pour relayer tantôt des informations d’ordre professionnel, tantôt des informations relevant de la sphère privée. Phénomène qui rappelle celui des BYOD (Bring Your Own Device), à savoir l’utilisation d’appareils personnels à des fins professionnels Comment diminuer les risques associés à ces nouveaux usages pour les entreprises ? Autoriser l’accès à une liste limitée de médias sociaux, dont l’utilisation se limite à des fins professionnels, est une solution, mais il en existe d’autres, plus performantes comme les API (interfaces de programmation applicative) permettant de vérifier le contenu publié et de signaler en temps réel une non-conformité ou une information inappropriée.

Why social media has become the new BYOD

 

Le Top 100 des entreprises à la meilleure réputation

Le Global Rep Trak, réalisé par le Reputational Institute classe chaque année le Top 100 des entreprises ayant la meilleure réputation. Il prend en compte la performance perçue par le public sur des critères tels que les produits et services, l’innovation, le lieu de travail, la gouvernance, la citoyenneté et la performance économique. A la première place du classement cette année on retrouve le Groupe Rolex, qui séduit par la qualité de ses produits et services, suivent la Walt Disney Company en deuxième position et Google qui après la restructuration en 2015 fait son entrée dans le Top 3. Si Apple fait toujours partie du top 10, le Groupe perd pour la troisième année consécutive une place et arrive à la dixième. Tout en bas du classement on trouve les entreprises telles que General Motors, Ricoh ou encore Carlsberg Goup.

Consultez l’intégralité de l’étude ici : Global RepTrak®  100 Report

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

Sortie de crise et mode de gouvernance

L’étude « Board in Challenging Times » (« Les Conseils et les Comités exécutifs en période de défis ») conduite par le cabinet de conseil Alvarez & Marsal et la Henley Business School, sur un échantillon essentiellement britannique établit un lien entre le type de crise rencontrée et le rôle du président et/ou directeur général pour en sortir. Les travaux soulignent qu’en cas de crise de réputation, c’est le président du conseil d’administration qui œuvre le mieux pour le rétablissement de la confiance. En revanche, lorsqu’il s’agit de transformation et d’innovation, ce sont les directeurs généraux qui se révèlent les plus efficaces. La dissociation de ces deux fonctions serait donc un plus pour faire face à différentes situations de crise.

L’article que nous avons sélectionné donne aussi quelques règles à respecter pour surmonter les situations de rupture majeure, comme l’établissement d’une relation constructive entre président et directeur général, ainsi que d’une vision partagée et consensuelle entre le Conseil d’Administration et la direction générale sur la stratégie à mettre en place.

 A chaque crise son leader

 

Les Conseils d’Administration se conjuguent-ils au féminin ?

Une enquête réalisée sur un échantillon de 12 pays européens, par le réseau européen de femmes EWoB (European Women on Board) souligne le progrès fait par les entreprises quant à la nomination d’administratrices au sein de leur Conseil d’Administration. Si des disparités entre secteurs et pays persistent, la tendance reste à la hausse. Cette amélioration est le résultat des quotas législatifs imposés par certains gouvernements, ce qui est le cas en France, en Allemagne ou encore aux Pays-Bas. Le CAC 40 est d’ailleurs en passe d’atteindre son objectif de 40%  de femmes présentes dans les CA d’ici 2017.  En revanche, les entreprises de taille intermédiaire ont plus de difficultés à faire évoluer leur gouvernance. La raison la plus souvent évoquée est la pénurie de candidates qualifiées. En effet, aujourd’hui les administratrices qui entrent dans un conseil sont souvent issues du monde du digital ou de la finance, rares sont celles qui ont une expérience de PDG, profil pourtant très convoité par les sociétés.

Entreprise cherche administratrice

Les femmes sont plus présentes dans les conseils d’administration

 

 L’AFM compare les codes de gouvernement d’entreprise en Europe

Pour étudier les meilleures pratiques d’élaboration et de contrôle d’application des codes de gouvernance, ainsi que leur contenu relatif à l’organisation et la rémunération des dirigeants, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a effectué une analyse comparative du code français AFEP-MEDEF et ceux élaborés par neuf pays européens  (Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède). L’AMF constate ainsi que la plupart des pays disposent d’un code unique, mais qu’il est rarement établi par une association représentant les émetteurs.  D’autre part, si sa mise en œuvre est souvent contrôlée par les rédacteurs, seule la France pratique pourtant le « name and shame », c’est-à-dire la mention des sociétés ne respectant pas les règles. Enfin, la comparaison de l’AMF souligne que bien que le code AFEP-MEDEF soit assez précis sur des sujets tels que la féminisation des conseils ou l’octroi de rémunérations variables, d’autres textes vont encore plus loin en plafonnant les indemnités de départ et en mettant en place des clauses de restitution des rémunérations variables. 

Vous pouvez consulter l’intégralité de l’étude ci-dessous :

Etude comparée : les codes de gouvernement d’entreprise dans 10 pays européens

 

Pour aller plus loin

Les softwares smart : clé de voûte du bien-être en entreprise ?

Communément appelés software d’engagement, ces solutions digitales permettent de mesurer l’état d’esprit réel des collaborateurs et ainsi de lutter contre le désengagement de plus en plus présent en entreprise. Très développées au Royaume-Uni, plusieurs solutions de ce type existent en France avec pour ambition par exemple de stimuler la créativité des collaborateurs ou encore de mesurer en temps réel leur ressenti par apport à une décision managériale. D’autres proposent des systèmes de « questionnaires de satisfaction » réguliers, permettant ainsi de récolter des informations pertinentes sur les actions menées ou à mener dans l’entreprise.  

A l’ère numérique, ces solutions digitales sont-elles un outil indispensable contribuant à l’amélioration de la vie au travail ?

Ces outils digitaux qui augmentent l’engagement des collaborateurs