Publié dans la RFGE 16

Résumé

L’objectif de cet article est d’estimer en France la sensibilité de la rémunération des dirigeants à la création de valeur actionnariale. Il s’agit d’une réplication de la méthode de Jensen et Murphy (1990) dans un contexte institutionnel différent. Cette réplication nous permet de comparer des résultats français avec des résultats américains, ce qui est intéressant compte tenu des différences du contexte institutionnel, qui pourraient laisser anticiper des différences notables dans la politique de rémunération.
L’étude empirique réalisée sur un panel de 103 sociétés françaises cotées du SBF 120 sur la période allant de 2007 à 2012 montre que la sensibilité de la rémunération globale à la performance est faible. En outre, la relation entre la rémunération en actions et la richesse des actionnaires n’est pas statistiquement significative.

Mots clés

rémunération des dirigeants, performance de l’entreprise, sensibilité

Code JEL

G34, M52