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La crise financière qui frappe aujourd’hui les économies du monde entier  focalise l’attention sur la gouvernance, la gestion des risques et  le contrôle interne  de certaines entreprises

Spontanés ou en réponse à certains dysfonctionnements, des progrès notables ont été accomplis dans ces domaines. Les ambitions de la gouvernance ont pris de l’ampleur faisant progresser  les approches et les techniques du contrôle interne. Le spectre couvert par le management des risques s’est sensiblement élargi et l’audit interne s’est affirmé et affermi sur la base d’un professionnalisme reconnu.

Mais cette crise conduit s’interroger sur la vision actuelle par  les organes de direction  des fonctions de contrôle, de management des risques et d’audit interne et  sur la crédibilité de ces dernières  auprès des organes de gouvernance en matière de  diagnostics et de recommandations.

L’IFA et l’IFACI ont mis en place un groupe de travail réunissant leurs compétences respectives  sur cette problématique. A l’issue de ses réflexions, le groupe a émis une prise de position  qui vise à  sensibiliser les organes dirigeants, directions et conseils, aux atouts que l’audit interne peut leur apporter dans l’exercice de leurs responsabilités et  à  définir un cadre ordonné de relations entre l’audit interne et les organes dirigeants.
Cette prise de position commune passe propose une trentaine de recommandations qui s’inscrivent dans le cadre des relations entretenues par l’audit interne avec  la direction générale, le conseil et le comité d’audit, et les autres acteurs du contrôle interne.

L’IFA et l’IFACI soulignent qu’au-delà des dispositions réglant l’indépendance et assurant le professionnalisme de l’audit interne, le facteur humain fait la différence : tous autres éléments égaux par ailleurs, la qualité personnelle du responsable de l’audit interne, sa compétence, le respect qu’il inspire et la confiance qu’il fait partager sur la pertinence de ses diagnostics et propositions, sont prépondérants.

Les enseignements de la crise le rappellent : les techniques et les procédures de l’audit interne, de l’audit externe, des régulations, aussi sophistiquées soient-elles, ne peuvent à elles seules capter toute la complexité des risques inhérents à la vie même de l’entreprise. De même, le contrôle interne ne peut fournir une garantie absolue que les objectifs de la société seront pleinement atteints.

Il convient de mettre ou de remettre les hommes au cœur des systèmes et de souligner que l’éthique, le bon sens, la capacité de discernement et le courage devraient prévaloir autant que les techniques et parfois y suppléer.