Lancement du Baromètre IFA – Ethics & Boards de la composition des Conseils du SBF 120

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A la veille de l’ouverture de la saison des AG 2017, Agnès Touraine, Présidente de l’Institut Français des Administrateurs et Floriane de Saint Pierre, Présidente d’Ethics & Boards annoncent la création ce 22 février du Baromètre IFA - Ethics & Boards de la composition des Conseils du SBF 120.

Une bonne gouvernance est un atout considérable pour la compétitivité des entreprises et un avantage concurrentiel décisif a l'international.  

Le Conseil d‘Administration ou de Surveillance joue un rôle essentiel en tant que garant de l'intérêt social de l'entreprise. L'IFA en support des Codes de Gouvernance s'attache à préciser et diffuser des bonnes pratiques nécessaires à une gouvernance efficace.

C’est dans ce contexte que l’IFA s’est associé à Ethics & Boards, le principal observatoire des sociétés cotées, pour lancer ce nouveau baromètre. Il servira de référentiel pour suivre dans le temps les indicateurs de la composition des Conseils.

Les données et indicateurs de ce baromètre permettent non seulement de suivre les progrès de certains aspects de la gouvernance mais aussi de rester vigilant sur le fait que la conformité est nécessaire mais en aucun cas suffisante pour une gouvernance au service de la compétitivité.

Chiffres clés

Le baromètre IFA – Ethics & Boards de la composition des conseils du SBF 120 montre une généralisation des bonnes pratiques de base de la gouvernance :

  

  • Avec 1 242 administrateurs pour 1494 mandats à fin décembre 2016 et une taille moyenne des Conseils stable à environ 12 membres depuis 2010 les Conseils du SBF 120 ont une taille adaptée à leurs 4 missions principales (stratégie, nominations, contrôle, information). 
  • On observe pour la première fois une majorité de fonctions dissociées (Présidence/Direction Générale)avec toutefois une majorité de Président.e.s non indépendant.e.s spécifiques de la gouvernance française.  
  • Les Comités du conseil, indicateurs de préparation efficaces des travaux, sont désormais généralisés avec une progression significative des Comités en charge de la RSE.
  • De même, le net recul du cumul des mandats avec 84% des administrateurs ayant un seul mandat au sein du SBF120 marque la fin du « old club ». Ceci s’explique notamment par le fort impact de la Loi Copé-Zimmermann qui vient à échéance en 2017 : 38,4% d’administratrices à fin décembre 2016, en hausse de 43% par rapport à 2013.
  • Ces administratrices sont plus jeunes en moyenne de 5,5 ans que leurs homologues masculins et plus indépendantes. 
  • On observe également, fait important, une indépendance en progression, avec 54% des mandats détenus en 2016 par des administrateurs indépendants et une séniorité stable à 6 ans, moitié moindre pour les femmes. 
  • Enfin l’internationalisation se concrétise par 28,3% de mandats détenus par des administrateurs extranationaux. 
  • En termes de compétences, les profils technologies / médias arrivent désormais au 2ème rang derrière les profils finance dans les nominations 2016. 
  • En termes de rémunération, 2/3 des Conseils du SBF 120 distribuent des jetons de présence inférieurs à 45k €, soit 28k € nets en 2015 pour plus de 8 réunions en moyenne par an. 
  • Ces indicateurs sont des signes positifs d’une bonne gouvernance dont les pratiques demandent cependant à être constamment améliorées afin de favoriser la transparence et la confiance nécessaire à la compétitivité.
  • Il convient de rappeler de nouveau que la conformité aux codes est nécessaire mais non suffisante. La contribution à la stratégie, le contenu des débats, la qualité des décisions, les relations avec les parties prenantes, sans oublier la qualité du contrôle et de l’information sont autant d’éléments à prendre en compte.