L’IFA en faveur d’une autorégulation renforcée sur le Say on Pay

Les responsables politiques aux plus hauts niveaux et les responsables d'entreprises s'interrogent sur les suites à donner à la situation constatée dans les entreprises cotées où l'Assemblée Générale des actionnaires n'approuverait pas le Rapport Say on Pay sur la rémunération du Dirigeant.

Le Groupe Rémunération de l'IFA a déjà traité ce sujet et recommande dans une telle situation comme bonne pratique de convoquer immédiatement, dès un vote négatif, le Comité ou les Comités de Rémunérations et de Gouvernance afin de procéder à un réexamen rigoureux de la structure et du contenu de la rémunération du dirigeant concerné et de remettre au Conseil un rapport sur les nouvelles propositions à prendre en compte pour la suite.

Ce serait une bonne pratique qui relève du bon sens et du respect des positions des actionnaires.

L’IFA finalise également un document qui permettra aux parties prenantes de mieux comprendre et appréhender les différents composants des structures de rémunération sur plusieurs années et met à jour le rapport très complet de 2013 sur les comparaisons internationales des bonnes pratiques du Say on Pay et notamment sur la nature du vote (ex-post ou ex-ante).

L'IFA considère qu'il n ´y a pas de nécessité de légiférer mais qu’il convient de demander aux Conseils d’administration des entreprises d'adopter les meilleures pratiques qui devraient être intégrées par les codes d'entreprises, en prenant en compte notamment les orientations données en Assemblée Générale.

L'IFA appelle les Conseils d'administration, c’est à dire les administrateurs, à appliquer de façon rigoureuse les codes existants et à adopter les meilleures pratiques de place.

 

 

Agnès Touraine                                                  Michel de Fabiani

 Présidente de l’IFA                                           Président du Club des Présidents des

                                                                            Comités de rémunération.