L'actu IFA de la gouvernance - semaines 43 et 44 (du 16/10 au 05/11/2017)

 

1- Nominations et mouvements

 

Accès réservés aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

 

2- L'Actu de la semaine
(Exceptionnellement en accès libre cette semaine pour les non adhérents de l'IFA
 

14 Français parmi les 100 P-DG les plus performants du monde
Comme l’année dernière, le grand champion du top 100 des P-DG les plus performants du monde, selon Harvard Business Review, est… européen. Après le Danois Lars Rebien Sørensen (alors à la tête du géant pharmaceutique Novo Nordisk), c’est un Espagnol qui gravit la plus haute marche du podium : Pablo Isla, P-DG depuis 2005 du géant du textile Inditex (Zara, Massimo Dutti, Bershka…). L’entreprise, qui compte huit marques, 7300 magasins répartis dans 93 pays, et se distingue par un « organigramme très plat », « pas de comité de direction officiel », se dit très concernée par le développement durable. Elle s’est engagée à ce que tous ses magasins soient écoefficaces d’ici à 2020, qu’ils utilisent 40% d’eau et 20% d’énergie en moins. Et c’est un autre Européen qui prend la deuxième place, l’Anglais Martin Sorrell, patron du numéro 1 mondial de la publicité (WPP), suivi en troisième position par le Taïwanais Jensen Huang, qui est à la tête du leader des processeurs graphiques Nvidia. Deux Européens aux trois premières places, donc. Il faut dire qu’ils représentent près d’un tiers (32) du top 100 et parmi eux – c’est la grande surprise de ce classement –, on compte 14 Français (contre 11 l’année dernière). Un score qui place l’Hexagone en deuxième position derrière les Etats-Unis (loin devant tout de même, avec 38 patrons), mais devant le Japon (qui en compte 7), la Grande-Bretagne (5), l’Allemagne (3) ou encore la Chine (3). Trois patrons français font même partie du très convoité top 10 et cinq autres intègrent le top 100 pour la première fois. Qui sont-ils ?
>>> Pour connaître les noms des 14 P-DG français : http://photo.hbrfrance.fr/les-14-p-dg-francais-les-plus-performants-du-monde-26235#le-bon-eleve-a-tous-les-niveaux-452097
Harvard Business Review – Le 23/10/2017

Le comportement des boards
L'affaire Weinstein prend une dimension inattendue. Certes, comme précédemment avec l'affaire Baupin, au-delà de la gravité des faits, on est étonné par le nombre de personnes qui étaient au courant du comportement déviant du producteur de Hollywood sans que cela n'ait été rendu public. Des dizaines, probablement des centaines de témoins indirects se sont tus pendant des années. Depuis que l'actrice Rose McGowan met en cause les actionnaires de Weinstein Co et donc leurs représentants, cette affaire concerne maintenant la vie des entreprises.
Faisons l'hypothèse que les rumeurs relatives aux comportements déviants de Weinstein soient parvenues aux actionnaires : soit ces derniers n'ont rien fait, ce qui est le plus probable ; soit ce qu'ils ont fait a été inefficace. Dès lors, au-delà du débat juridique qui ne manquera pas d'être alimenté, la question de leur responsabilité est pertinente.
Le site de l' Institut français des administrateurs mentionne que le conseil d'administration « se saisit de toute question intéressant la bonne marche de l'entreprise » et, plus loin, qu' « il  a un rôle déterminant dans la prévention des risques ». Tout le monde en conviendra : c'est le comportement même des dirigeants qui leur permet de réussir ou qui, parfois, les conduit à l'échec. Leurs comportements déviants, exemples ultimes, font courir un risque évident à l'entreprise. Mais les dirigeants peuvent aussi occasionner d'autres dysfonctionnements. Ainsi, celui qui ne sait pas faire travailler en équipe ses collaborateurs directs ou tel autre qui a de grandes difficultés relationnelles interpersonnelles, continue son chemin sans que personne ne s'interroge quant aux marges de progrès qui amélioreraient sa performance. Or, lorsqu'il s'agit du patron, personne d'autre que les membres du conseil d'administration n'a l'autorité de se faire entendre. Dès lors, pourquoi, la plupart du temps, ne le font-ils pas ?
Les Echos Executives – Le 27/10/2017

Seize ans après le drame d'AZF, l'ex-directeur et l'entreprise condamnés
La Cour d'appel de Paris a condamné mardi 31 octobre, l'ancien directeur de l'usine chimique AZF à 15 mois de prison avec sursis pour "homicide involontaire" et la société exploitante à l'amende maximale, pour leur responsabilité dans l'explosion qui avait fait 31 morts et 8 000 blessés le 21 septembre 2001. Mais l'avocat de l'ex-directeur Serge Biechlin et l'entreprise Grande Paroisse, filiale du groupe pétrolier Total, a annoncé qu'ils allaient se pourvoir en cassation. "Nous allons nous pourvoir en cassation. Il n'y a pas de preuve dans ce dossier: pas de preuve d'un attentat, mais pas de preuve non plus des négligences dont nous parle la Cour d'appel. En l'absence de preuve, on ne condamne pas", a déclaré Maître Daniel Soulez Larivière.
Novethic – Le 31/10/2017

RGPD : les entreprises collectent les données de plus de 500 individus par jour
C'est aujourd'hui l'un des premiers sujets de préoccupation de nombre de responsables de la conformité, de l'informatique, et même des finances des entreprises : la « RGPD ». Nouvelle réglementation européenne  en matière de gestion des données personnelles , elle entrera en application le 25 mai prochain. La plupart des entreprises et institutions ont encore beaucoup de travaux à mener pour se mettre en conformité. 81 % des sociétés interrogées jugeaient dans un récent baromètre (créé à l'initiative de Global Security Mag et de Brainwave avec le concours de l'AFCDP, de l'ADPO et du Clusif ) qu'elles ne seraient pas prêtes. Or cette même enquête révèle que les entreprises françaises collectent chaque jour les données personnelles de 545 individus. Pour 38 % des grandes entreprises, ce sont même plus de 1.001 individus qui sont concernés chaque jour. Ces données personnelles sont enregistrées en moyenne sur 22 systèmes différents (18 % en utilisent plus de 40) et partagées avec 40 entreprises (76 dans 18 % des cas). Plus de la moitié des entreprises (51 %) stockent ces données personnelles pendant 3 ans ou plus et 17 % dépassent les 10 ans. Plus inquiétant encore, quelque 10 % des grandes entreprises ne sauraient ni combien de temps (8 %), ni sur combien de systèmes (9 %) sont conservées les données personnelles qu'elles collectent. En outre, ces données sont loin d'être toutes utiles : 27 % des répondants reconnaissent ne pas les utiliser en totalité et 5 % admettent ne jamais utiliser les données qu'ils stockent !
Les Echos – Le 31/10/2017

Succession du dirigeant : bonnes pratiques
Jérôme Magnan, président de la commission Gouvernance de la Cefim, en partenariat avec l'Institut français des administrateurs (IFA) Méditerranée, a organisé, début octobre, une conférence sur la succession du dirigeant. Bien que la succession du dirigeant soit un enjeu majeur, les entreprises méconnaissent les processus et solutions pour bien aborder cette période de transition. Pourtant, des exemples le montrent : les successions mal conduites ne sont pas rares et peuvent entraîner des risques importants pour la pérennité de l'entreprise. Mieux vaut donc ne pas commettre certaines erreurs dans la préparation d'une succession et bien savoir s'entourer. L'Institut français des administrateurs (IFA) propose un ensemble de bonnes pratiques réunies dans un guide. Ses recommandations concernent les sociétés cotées et non cotées françaises même si le groupe de travail s'est intéressé aux pratiques d'autres pays pour élargir sa réflexion.
Les nouvelles publications économiques et juridiques – 24/10/2017

Un fonds activiste fait échouer une fusion dans la chimie
Le suisse Clariant et l'américain Huntsman renoncent à leur rapprochement à 20 milliards de dollars sous la pression du hedge fund Corvex. Leur union aurait donné naissance au numéro deux mondial de la chimie de spécialités.
C'est une nouvelle victoire pour les fonds activistes, de plus en plus influents sur les marchés financiers en Europe comme aux Etats-Unis. Le suisse Clariant et l'américain Huntsman ont renoncé à leur projet de fusion à 20 milliards de dollars vendredi, cédant à la pression d'un groupe d'investisseurs, White Tale, mené par Corvex Management, le hedge fund de l'américain Keith Meister. Il y avait « tout simplement trop d'incertitudes », ont expliqué les deux entreprises dans un communiqué commun. White Tale a fait son entrée au capital de Clariant peu après l'annonce du rapprochement en mai. Le groupe d'investisseurs a rapidement accru sa participation pour devenir le premier actionnaire du chimiste suisse le mois dernier avec plus de 20 % des titres. D'autres actionnaires risquaient de s'associer à White Tale pour faire échouer l'opération, a estimé vendredi Hariolf Kottmann, le patron de Clariant.
Les Echos – Le 27/10/2017

Corporate France swims against tide on chairman independence
Corporate France is bucking the global trend of splitting the roles of chairman and CEO, with Thomson Reuters data showing a steady growth in the number of French companies that have merged the posts in the past 15 years.Almost three quarters of listed French companies tracked by Thomson Reuters now have or have had one person holding both positions, compared to 60 percent in the United States and fewer than 20 percent in Britain, Germany and Japan, according to an analysis of more than 6,500 companies.On average, around one in three companies globally now combines the two roles, down from a little over 50 percent in 2002, when France was on a par with the global average.The Group of 20 leading economies backed corporate governance principles in 2015 that deemed separation a “good practice” that could help strike “an appropriate balance of power, increase accountability and improve the board’s capacity for decision-making independent of management”.But France is one of the few major economies not following that path, with yoghurt maker Danone becoming the latest to merge the two roles.
Reuters – Le 30/10/2017

The 10 Highest-Paid Boards of Directors
Though board of directors’ pay pales in comparison to that of CEOs, compensation for board service can inch into the half-million dollar range—and in a few cases, may be much higher. Below is a list of the highest-paid boards of directors at large-cap companies, based on annual retainers awarded to all non-employee directors, according to Equilar data.
COMPANY NAME / ANNUAL DIRECTOR RETAINER :
Regeneron Pharmaceuticals / $2,074,085
Tesla / $1,664,928
The Goldman Sachs Group / $575,000
Salesforce.com / $550,000
Celgene Corporation / $524,871
Reynolds American / $496,480
Valeant Pharmaceuticals International / $475,000
Allergan PLC / $450,000
Everest Re Group, Ltd. / $447,030
Oracle / $429,172
Equilar – le 20/10/2017

BlackRock opposes banning companies from indexes over voting rights
BlackRock Inc (BLK.N), the world's largest asset manager, is lambasting the architects of market indexes like the S&P 500 .SPX for ostracizing companies that deny equal voting rights to shareholders, saying that doing so could limit the opportunities of investors in index funds. Snap Inc (SNAP.N), the parent company of messaging app Snapchat, made waves when it went public in a $3.4 billion offering last March with a class of common stock granting no voting rights, and it was later excluded from some market indexes. BlackRock has said it supports all shareholders getting an equal vote. Yet, in a report published on the company’s website on Monday, the manager of nearly $6 trillion in assets said it is up to regulators to set corporate-governance policies, not index providers. BlackRock said that, without regulatory changes, corporations should seek shareholders’ approval of capital structures that deprive some of voting rights, and that they should let shareholders exercise equal voting rights on specific topics, such as executive pay, that pose a conflict of interest.
Reuters – Le 23/10/2017

Bringing Accountability to the Wells Fargo Boardroom
It’s distressingly common for directors of public companies to skate away from liability when corporate misconduct occurs on their watch. That’s why a recent ruling by a federal judge hearing two cases against Wells Fargo’s officers and directors is both unusual and welcome.
The cases were filed against the bank by shareholders seeking to recover losses that were sustained, they say, in the wake of Wells Fargo’s widespread creation of fake or unauthorized accounts — a scandal that has besieged the bank, hurt its shares and caused the ouster of its chief executive last year.
New York Times – le 03/10/2017

 

3- L'Actu juridique

 

Accès réservé aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

 

4 - Rapport

 

Accès réservés aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

Accès réservés aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

Consultez toutes les "Actu IFA de la gouvernance" !