Veille d'actualités "Risques & Gouvernance" par Arengi - août 2016

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A propos

Chaque mois depuis plus de 3 ans, Arengi, membre partenaire de l’IFA  prépare pour les adhérents de  l'IFA une  une sélection des actualités  vues sur le web, réalisée à l’aide de l’outil de veille collaboratif NETVIBES.

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A la une

La transformation des PME est en marche

Exact et Pb7 Research, entreprises spécialisées dans le développement de logiciels de gestion, se sont interrogées sur les challenges auxquels les TPE et PME européennes et américaines font face en 2016. L’étude souligne qu’un tiers de 2 500 professionnels consultés estime que leur activité cessera dans les cinq ans à venir. Une des raisons fréquemment citée repose sur l’incapacité d’adaptation aux changements technologiques du marché. Face à ce constat, le besoin de développer de nouveaux business model et de réorganiser l’allocation des ressources se fait sentir. L’innovation et l’accès rapide à l’information commerciale sont les deux vecteurs permettant  d’accélérer le processus  d’évolution au sein des PME et ainsi diminuer ce risque.

Les PME cherchent aussi à transformer leur modèle

 

Les risques du moment, analyse et réflexion

Disruption,  comment la définir et la reconnaître ?

Le terme de disruption est défini comme un événement numérique susceptible de bouleverser la vie des entreprises et autres institutions. Il convient de souligner que toute évolution digitale ne provoque pas un bouleversement des marchés. Alors comment peut-on  reconnaitre une « vraie » disruption » ? Fabrice Imbault, directeur général d’A Plus Finance énumère 3 critères composant la disruption. Tout d’abord, c’est une innovation technologique modifiant la nature de l’objet et le service associé (exemple : le passage de la musique en support physique aux discothèques en streaming), ensuite le consommateur acquiert via des outils numériques la possibilité d’indiquer au fabricant ce qu’il souhaite le voir produire (par exemple choix de couleurs pour le lancement d’un nouveau modèle de chaussures). A ces deux critères s’ajoute un troisième : la capacité d’adaptation à l’environnement économique changeant, c’est la logique même du rapprochement de la Fnac avec  Darty.

3 critères pour reconnaître les vraies disruptions

 

Comprendre l’importance du risque politique

Avec l’augmentation des opportunités pour les entreprises d’étendre leur activité à l’international, parallèlement  augmente également leur exposition aux risques politiques. Les récents événements géopolitiques confirment ce constat. Le RIMS Executive Report : Decoding Political Risk Management offre aux professionnels de la gestion des risques un guide d’identification et d’évaluation de leur exposition à ce type de risques. Des bonnes pratiques ont été élaborées en recensant des témoignages d’experts qui ont travaillé sur des stratégies de gestion des risques politiques à l’échelle mondiale. Par ailleurs le rapport introduit quelques réflexions à avoir lorsque l’on prévoit un élargissement de l’activité et donne quelques exemples de stratégies à mettre en place ainsi qu’une vision de l’état des marchés de l’assurance.

How to manage political risk and why it is an important aspect of ERM

 

Réchauffement climatique : une évaluation des risques pour les aéroports

Dans son dernier rapport l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) alerte sur les conséquences d’un réchauffement climatique pour les aéroports. Ainsi une hausse des températures, par exemple, entraînera une augmentation de la couverture nuageuse des aéroports au Moyen-Orient. La modification du Jet Stream créera des zones à fortes turbulences.  L’OACI préconise de ce fait la mise en place de pratiques d’évaluation des risques et la constitution de plans actions, à l’instar de la Norvège. Ce pays a identifié en 2014 une forte exposition au risque d’inondation de nombreuses pistes d’atterrissage et décollage et a mis en place des mesures spécifiques telles que : la construction de nouvelles pistes dans l’ouest du pays ou encore l’augmentation de ses capacités de drainage. 

Le transport aérien s'inquiète des risques liés au réchauffement climatique

 

La compliance à la française

La compliance peut être définie comme « l'ensemble des processus permettant d'assurer la conformité des comportements de l'entreprise, de ses dirigeants et de ses salariés aux normes juridiques et éthiques qui leur sont applicables » (professeur Antoine Gaudemet). Souvent négligée en France, elle fait partie intégrale du système judiciaire américain, dont les règles ont une application extraterritoriale, entraînant à titre d’exemple la condamnation de plusieurs entreprises françaises à de lourde amendes (exemple : Alstom ou encore PNB Paribas). La loi Sapin II a pour ambition de poser les fondations des obligations de compliance et réussir ainsi à dissuader les autorités américaines d’exercer leur autorité. L’introduction en droit d’une obligation de prévention contre les risques de corruption à la charge des entreprises, sanctionné en cas de non-respect, pose les fondations de cette compliance à la française.

La compliance : un nouveau défi pour les avocats et les entreprises

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

Le conseil d’administration gardien de la culture d’entreprise

L’UK Finance Reporting Council a conduit une enquête auprès de plusieurs dirigeants d’entreprises, membres de conseils d’administration et investisseurs, pour dresser un portrait de l’implication des CA dans la culture d’entreprise et mettre ainsi en exergue quelques bonnes pratiques. Il découle de ces échanges qu’une gouvernance forte, avec un leadership bien établi et une bonne compréhension des enjeux stratégiques est indispensable pour le maintien d’une culture d’entreprise saine. Le conseil d’administration peut influencer son établissement, puisqu’il nomme et révoque les dirigeants. Considérée comme un élément différenciant et une source d’avantages compétitifs, la culture d’entreprise peut impacter la stratégie de développement de la société sur des sujets tels que le choix des pays d’implantation, les nouveaux marchés à conquérir ou encore la vitesse d’expansion. 

Corporate Culture and the Role of Boards

Un guide pour réussir et profiter au mieux d’une fusion-acquisition

Le cabinet  Heidrick & Struggles International spécialisé dans le recrutement de hauts cadres dirigeants vient de publier un guide de bonnes pratiques pour accélérer le retour sur investissement lié à une fusion-acquisition. En divisant le processus en quatre étapes (explorer, entrer, exploiter et sortir) les auteurs identifient à chaque étape les comportements préjudiciables des dirigeants et conseils d’administration, et donnent quelques conseils pratiques à mettre en place. Ainsi par exemple, lors de la phase d’exploration les dirigeants ont tendance à dissimuler des opportunités par peur de perdre leur place au sein de la société en cas de fusion. Des relations collaboratives et transparentes entre le conseil et le Directeur limitent ce type de comportement. Lors de la phase d’exploitation, un manque de leadership et de responsabilisation des salariés peut entrainer un retard dans l’intégration de la nouvelle structure. Consultez l’intégralité des bonnes pratiques dans l’article ci-dessous.

A boardroom guide to accelerating time to value in M&A

 

Pour aller plus loin

Classement des pays les plus sûrs pour le business

Spécialisé dans la gestion des risques, le cabinet américain Pikerton vient de passer au crible 60 pays dans le monde en vue d’identifier ceux qui semblent les plus sûrs pour y conduire des affaires.

Le classement repose sur 83 critères différenciant, tels que le risque de terrorisme, le risque climatique, la situation sociale et économique ou encore le risque sanitaire. Cette étude comparative place Singapour tout en haut de ce palmarès. Sans surprise, on retrouve la Suisse en deuxième position, la France quant à elle occupe la 20ème place. Tout en bas de l’échelle se placent la Guinée, le Zimbabwe et le Tchad.

Classement des pays les plus sûrs pour faire des affaires