Veille d'actualités "Risques & Gouvernance" par Arengi - janvier 2017

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A propos

Chaque mois depuis plus de 3 ans, Arengi, membre partenaire de l’IFA  prépare pour les adhérents de  l'IFA une  une sélection des actualités  vues sur le web, réalisée à l’aide de l’outil de veille collaboratif NETVIBES.

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A la une

Risques : rétrospective 2016, prospective 2030

Fidèles à notre tradition, nous débutons l’année avec une revue des risques de 2016, en présentant le rapport du RIMS, qui revient, sur les 30 évènements majeurs de l’année écoulée.

Nous retrouvons les risques naturels tels la tempête paralysant la côte Est américaine ou l’incendie dévastateur de Fort McMurray. Du côté industriel, le rappel des smartphones Samsung fut  également notable. Les attaques Cyber, du cas Yahoo aux ransomware, les évolutions technologiques, drones ou voitures autonomes, n’ont pas été oubliées, puisqu’elles sont à l’origine de réglementations structurantes, notamment avec la loi européenne sur la protection des données. Des mesures régulatrices qui ont également concerné la finance: sanctions envers les institutions bancaires pour leurs rôles dans la crise de 2008, injonctions européennes contre les pratiques fiscales de grands groupes, ou encore les Panama Papers. Enfin, les incertitudes géopolitiques issues du Brexit ou de l’élection d’un 45ème Président américain atypique…

Ce bilan posé, il s’agit de l’inclure dans nos référentiels de risques afin d’affirmer une meilleure prévention, protection et sécurisation des objectifs de nos organisations. Mais il convient aussi de parvenir à s’en détacher et d’envisager les risques "émergents", ceux qui, inconcevables aujourd’hui, seront évoqués dans nos prochaines newsletters.

Nous vous proposons de les anticiper ensemble en participant à notre étude RISK 2030, conduite en partenariat avec le cabinet de stratégie et d’innovation Tilt & Ideas. Etude qui concrétise nos vœux pour nos lecteurs : une belle année 2017, placée sous le signe de la prospective et de l’anticipation pour vous garantir des analyses pertinentes et fructueuses.

Participez à l’étude : Risk 2030

Les 30 évènements clés de 2016 sont accessibles ici :

The Year in risk

 

Les risques du moment, analyse et réflexion

Le top 5 des erreurs de la gestion de risques

Une vision introspective est présentée aux risk managers dans cet article qui expose les cinq facteurs d’échec de la gestion des risques dans sa capacité à démontrer sa valeur ajoutée. L’un des principaux enjeux reste le renfort des interactions entre ERM et réflexion stratégique, en impliquant les différents niveaux de management et en permettant une prise de risque mesurée et adéquate.

Cet essai a retenu notre attention puisqu’il met à notre disposition des indicateurs et des signaux faibles liés au dimensionnement de l’organisation et des processus ERM. Indicateurs que vous pouvez utiliser comme des outils de diagnostic du dynamisme et de la pertinence du dispositif de gestion des risques de votre organisation.

 

Retrouvez les indicateurs utiles pour votre diagnostic ici : 5 Common risk management failures

 

Gestion des risques dans les petites et moyennes entreprises

La gestion des risques dans les petites et moyennes entreprises a été un des sujets abordés lors du dernier séminaire FERMA. Alex Sidorenko Risk Manager de l’année 2014 et animateur de la table ronde ‘Risk Management in SME’ analyse les pratiques de risk management  mises en place par les ETI et PME.  Pour lui, la gestion des risques doit être un outil de management et doit être mis en place pour aider les dirigeants dans leur prise de décision. De plus, Sidorenko souligne l’importance de sensibiliser les collaborateurs à la gestion des risques, puisque le cerveau humain ne permet pas aux managers de voir d’emblée la totalité des risques liés à une décision.

Pour plus d’informations et conseils consultez l’article :

3 things corporations can learn when managing risks

 

Le droit à la déconnexion: texte et pratiques

De nouvelles règles de gestion du temps de travail sont rentrées en vigueur le 1er janvier 2017, ayant pour objectif d’assurer un équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Voté dans le cadre de la loi de Travail, le droit à la déconnexion concerne les entreprises de plus de 50 salariés, qui ont le devoir de mettre en place des solutions adéquates. Certaines entreprises précurseurs ont déjà mis en place de telles mesures. Orange par exemple demande à ses salariés de prévoir des temps de non-utilisation de leurs messageries électroniques. Le constructeur automobile Volkswagen a quant à lui limité la réception des emails professionnels sur les téléphones portables en dehors des heures de travail.     

Travail : vous avez désormais le droit de vous déconnecter

 

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

Les priorités des comités exécutifs à l’agenda 2017

Quelle réaction des comités exécutifs en réponse aux nouveaux challenges énoncés dans cette une ? Pour que les entreprises s’adaptent et se démarquent, il faudra que cette instance centrale de gouvernance sache se transformer et se saisir de ces nouveaux sujets. Un article d’E&Y, posté sur le forum Corporate Governance and Financial Regulation de la Harvard Law School, expose quelques prérequis pour que les comités exécutifs soient capables d’anticiper les modèles disruptifs et le futur paysage concurrentiel.  Une première exigence serait d’intégrer, comme leviers d’innovation, les évolutions réglementaires, la gestion des talents ou les plans d’investissements à long terme, au cœur des préoccupations du comité de direction. L’exécutif  devra également s’appuyer sur d’autres comités, technologiques ou innovation, ou encore sur le comité des risques, et ainsi bénéficier d’une vision élargie de l’ensemble de ces défis, et avant tout, des opportunités qui en découlent.

2017 Board Priorities

 

PDG : ne ratez pas votre transformation digitale !

Dans l’article de la Harvard Business Review que nous avons sélectionné pour vous, Laurent-Pierre Baculard, associé chez Bain & Company Paris, dessine la feuille de route pour mener à bien un projet de transformation digitale. Dans son analyse, il souligne l’importance pour tout dirigeant de se munir d’une organisation capable d’identifier le besoin et de proposer la solution la plus compétitive. L.P. Baculard définit trois démarches pour réussir sa transition digitale. La première suggère de commencer par l’identification de l’objectif final : améliorer la relation client, stimuler la performance ou par exemple se préparer à l’arrivée d’un business model disruptif. La deuxième préconise la scénarisation du projet, afin de préparer au mieux les collaborateurs à la transition. La troisième incite les PDG à responsabiliser les parties prenantes et mettre en place une équipe projet. Peu importe la démarche choisie, pour l’expert ce sont les dirigeants des entreprises qui détiennent les clés d’une transition digitale réussie !

To Lead a Digital Transformation, CEOs Must Prioritize

 

La gestion des tensions stratégiques par les dirigeants

Les arbitrages permanents auxquels sont soumis les dirigeants ont fait l’objet d’une étude synthétique qui souligne l’agilité et l’habilité requises pour bien diriger. En détaillant cinq  "tensions stratégiques", les deux auteurs révèlent bien la nécessité constante de savoir s’adapter en considérant les aspects techniques, organisationnels, commerciaux et culturels de son entreprise. D’un côté s’affirme le besoin d’anticipation des modèles disruptifs, de recherches de nouvelles opportunités ou de facteurs différenciant, de l’autre, les contraintes de maintenir des activités maîtrisées, de préserver une qualité de service ou de produit, et de pression sur les coûts. Des contraires qui ne sont pas contradictoires quand il s’agit de diriger une entreprise, mais qui exigent anticipation et adaptation, avec l’objectif de rendre les décisions stratégiques adéquates et leur mise en œuvre rapide. 

Accédez au détail de ces cinq "tensions stratégiques" ici

How CEOs Can Manage Strategic Tensions

 

Pour aller plus loin

La blockchain ou comment sécuriser les transactions et échanges

L’arrivée et le développement d’internet ont bouleversé la société et les systèmes économiques en place. La facilité et la rapidité de diffusion des informations ont libéré la communication, mais ont également contribué au développement de nouvelles techniques de fraude et de vols de données. Pour faire face à cette menace, une nouvelle technologie a vu le jour : la blockchain. Imaginée pour stocker et transmettre l’information de façon sécurisée, transparente et sans intermédiaire, elle attire de plus en plus l’intérêt des entreprises. BNP-Paribas s’est par exemple basé sur cette technologie pour permettre aux entreprises non-cotées d’émettre et revendre en toute sécurité des mini-obligations. Des acteurs du secteur des assurances et de l’énergie étudient également des applications possibles. Si la blockchain est un pas en avant dans la sécurisation des échanges, on est encore loin d’un bouleversement du système économique : une récente étude du cabinet Deloitte montre en effet qu’aujourd’hui 71% des entreprises ne font que commencer à s’intéresser au sujet. 

La blockchain est à la confiance ce que l’internet a été à la communication