Les administrateurs français s'exportent mal

Publié le 17/05/2015 dans le JDD

Le cas Proglio, cette semaine, masque une réalité?: les Français n’ont pas la cote dans les conseils des groupes internationaux.

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Extrait

"Si les Français sont si peu invités à l'étranger, c'est peut-être qu'ils ont longtemps eux-mêmes rechigné à ouvrir leurs conseils. Il y a cinq ans encore, 39 des entreprises du CAC 40 avaient au moins un administrateur en commun. Ce club très fermé, voire consanguin, présentait un autre handicap à son internationalisation : celui de mal rémunérer ses membres de conseil. Les Français s'en accommodaient en multipliant les mandats – on estime toujours à 30 % le nombre de cumulards. "La gouvernance a fait de très gros progrès en dix ans, souligne Agnès Touraine, à la tête de l'Institut français des administrateurs. Il y a de moins en moins de cooptations, qui donnaient aux conseils des airs de club d'anciens élèves."

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