Avant d’accepter un mandat, puis tout au long de son exercice, l’administrateur doit s’assurer qu’il reste en mesure de répondre aux attentes du Conseil. Il convient qu’il informe le président du conseil, ou celui du comité de nomination, de tout changement dans ses fonctions. Il appartient alors au conseil de se prononcer sur l’utilité de sa présence.

Le nombre ou la durée d’exercice du mandat doit être limité pour assurer un renouvellement des idées et éviter le conformisme et l’enracinement. Il est opportun, selon le Code Afep-Medef, que les mandats soient, a priori, de 4 ans. Cependant ils ne peuvent excéder 6 ans en application de l’article L 225-18 du Code de commerce. A défaut de clause contraire, ces mandats sont renouvelables.

Même s’il n’existe pas de règle légale en la matière, le rapport Afep-Medef rappelle qu’après 12 ans de présence, l’administrateur ne peut plus être considéré comme indépendant, ce qui n’entraîne d’ailleurs pas ipso facto sa démission. Une bonne pratique consiste, dans ce cas, à engager une réflexion collective sur ce sujet, au sein du conseil ou du comité de nomination. Les administrateurs qui veulent conserver coûte que coûte leur mandat affaiblissent leur crédibilité et réduisent l’efficacité collective du conseil.