L’interprétation du corpus juridique français laisse à penser que la rétribution du mandat d’administrateur doit être versée en espèces.

La hard law (art. L225-45 C.Com) n’évoque pas explicitement les modalités de paiement des jetons de présence mais utilise les termes « somme fixe annuelle » ou « versement ».

La soft Law (code Afep-Medef 2018, §24.2, p. 22) déconseille l’attribution d’une rémunération variable, d’options d’actions ou d’action de performance au titre de la rémunération des administrateurs non exécutifs, mais prévoit tout de même les conséquences dans le cas où ces rémunérations seraient consenties. 

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Article L225-45 C.Com (Modifié par LOI n°2011-103 du 27 janvier 2011 - art. 1) :
"L'assemblée générale peut allouer aux administrateurs en rémunération de leur activité, à titre de jetons de présence, une somme fixe annuelle que cette assemblée détermine sans être liée par des dispositions statutaires ou des décisions antérieures. Le montant de celle-ci est porté aux charges d'exploitation. Sa répartition entre les administrateurs est déterminée par le conseil d'administration.
Lorsque le conseil d'administration n'est pas composé conformément au premier alinéa de l'article L. 225-18-1, le versement de la rémunération prévue au premier alinéa du présent article est suspendu. Le versement est rétabli lorsque la composition du conseil d'administration devient régulière, incluant l'arriéré depuis la suspension."

Code Afep-Medef 2018 (§24.2, p. 22) : "{...} L’attribution d’une rémunération variable, d’options d’actions ou d’actions de performance n’est pas souhaitable. Si néanmoins de telles attributions sont consenties, le conseil en justifie les raisons et le dirigeant ne pourra être considéré comme indépendant (v. supra)."

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