L'actu IFA de la gouvernance - semaine 11 (du 012/03/2018 au 18/03/2018)

 

1- Nominations et mouvements

 

Accès réservés aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

 

2- L'Actu de la semaine
(Exceptionnellement en accès libre cette semaine pour les non adhérents de l'IFA
 

La « raison d'être », une chance pour l'entreprise

La mission Notat-Senard préconise aux entreprises, si elles le souhaitent, de définir leur « raison d'être ». Une démarche qui offrirait plusieurs bénéfices.

La mission Notat-Senard, dont  les conclusions ont été remises au gouvernement le 9 mars, préconise d'adapter l'entreprise aux attentes des parties prenantes, en étendant son rôle au-delà de la performance économique. Une proposition phare consiste à  ajouter la notion de « raison d'être » dans leur objet social, tel qu'il est rédigé dans les articles 1833 et 1835 du Code civil. Ce qui n'est encore qu'une option pourrait constituer une évolution majeure pour la vie des entreprises.

La « raison d'être » est le sens profond qu'une entreprise donne à son activité et la manière dont elle définit son utilité. Elle s'inscrit en réponse à des besoins fondamentaux et universels comme la protection, la santé, la liberté de mouvement ou même l'imagination. Exprimer sa raison d'être est un acte engageant, car elle oriente et éclaire les choix stratégiques tout en aidant à discerner les opportunités des risques. C'est un moteur pour l'action et une source d'inspiration pour les initiatives.

Les Echos – Le 19/03/2018

 

Pourquoi Nutriset est devenue la première entreprise à Objet social étendu

Nutriset, entreprise agroalimentaire familiale basée en Normandie, est devenue, en trente ans, le leader mondial en matière de recherche et de production de solutions nutritionnelles pour traiter et prévenir la malnutrition dans les pays du Sud. Mais l'entreprise est aussi pionnière en matière d'innovation sur les questions de gouvernance. Elle est ainsi la première entreprise française à s'être dotée d'un Objet social étendu.

A la tête d'une entreprise familiale et indépendante, créée en 1986, les actionnaires de Nutriset ont développé dès l'origine du projet un modèle socio-économique original, à finalité humaniste, lié directement à l'activité. En effet, l'idée initiale du fondateur, Michel LESCANNE, un ingénieur de l'agroalimentaire, était de "Nourrir les enfants", c'est à dire mettre au service de l'aide humanitaire, qui combattait alors la malnutrition infantile dans les pays en voie de développement avec peu de moyens, des produits efficaces, innovants et de qualité constante.

Cette injonction de mettre au cœur du modèle de l'entreprise le destinataire final, alors souvent réduit à l'image d'une victime pour laquelle on ne pouvait pas grand-chose, a été un puissant catalyseur pour le développement de Nutriset et a permis de créer un modèle vertueux pour l'ensemble de ses partenaires. (…)

Nutriset – Le 09/03/2018

 

Repenser l'entreprise au Collège des Bernardins

Depuis 2009, un programme de recherches menées en partenariat avec Mines ParisTech se penche sur une refondation théorique de l'entreprise. « Nous avons commencé les travaux, il y a neuf ans, sur des questions qui peuvent apparaître, encore aujourd'hui, à certains, assez spéculatives », explique Olivier Favereau, codirecteur, avec Baudoin Roger, du département Economie et Société du pôle de recherche du Collège des Bernardins. A l'origine du programme : un appel à contributions sur le thème « Propriété et responsabilité ». L'équipe retenue, pluridisciplinaire, a circonscrit un champ peu investi par la théorie : l'entreprise. S'en suivront, au fil des années et des recherches, deux colloques, avec un fil rouge alors très novateur : « Faut-il refonder la théorie de l'entreprise ? »

La troisième tranche de travaux présentés prochainement met en lumière des recommandations qui font écho au rapport remis, la semaine dernière, par Nicole Notat et Jean-Dominique Senard au ministre de l'Economie. L'équipe de chercheurs a d'ailleurs été sollicitée à plusieurs reprises par la mission.

Les Echos – Le 13/03/2018

 

Présidence du Medef : pourquoi les candidatures se multiplient

Ils sont désormais huit à briguer la présidence de l'organisation patronale. Un signe de vitalité démocratique pour les uns, de désorganisation du mouvement pour les autres.

Depuis que Jean-Dominique Senard n'a pas été en mesure de se présenter pour la présidence du Medef - du fait des statuts du mouvement -, les candidats affluent de toute part. Le forfait du patron de Michelin laisse permis tous les espoirs. Tous, c'est-à-dire « trop » selon certains. Les territoires ont eu le sentiment que Paris allait leur imposer un candidat. Du coup, ils sont surreprésentés dans la course à la présidence alors qu'ils n'ont aucune chance », commente un responsable patronal.

Les Echos – Le 19/03/2018

 

Décrocher son 1er mandat d’administratrice : témoignages de 6 femmes qui l’ont fait

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Cadremploi s’interroge sur l’accession des femmes aux conseils d’administration et autres instances de gouvernance. Six femmes nous expliquent comment elles ont obtenu leur tout premier mandat. L a première fois, la marche est haute. Les conseils d’administration viennent rarement chercher les femmes qui n’ont jamais eu de mandat par peur de prendre « des risques ».  Six femmes qui ont passé l’étape du « premier mandat » expliquent leur cheminement.

Cadremploi – le 08/03/2018

 

Le RGPD, l’occasion pour les entreprises de valoriser leurs données

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) entrera en application le 25 mai 2018 dans toute l’Union européenne. Les entreprises du Vieux Continent devraient dépenser en moyenne 1,3 million d’euros pour se conformer à ce nouveau règlement, tandis que leurs homologues américaines ont déjà provisionné au moins un million de dollars dans cette optique. Il faut dire que le non-respect des normes visées par le RGPD pourrait valoir aux fautifs des frais de justice alourdis, voire des pénalités. Toutefois, à trop insister sur des obligations de sécurité les organisations prennent le risque de mettre à mal leur programme et sa stratégie en matière de données et d’analyse. Il faut garder en tête que l’introduction des obligations de consentement du RGPD est l’occasion d’obtenir le droit d’exploiter et partager ces données plus librement tout en maximisant la valeur commerciale de celles-ci. Si les responsables des données et de leur analyse manœuvrent habilement, ils peuvent profiter du RGPD pour utiliser ces informations d’une nouvelle façon et y accéder plus facilement, mais aussi pour renforcer la confiance qui les unit aux personnes à qui ces informations se rapportent. Tout ceci pourrait accroître la valeur des données et conférer aux entreprises un avantage concurrentiel.

ZDNet – Le 13/03/2018

 

Family Business : un mode de management vertueux

Plus que jamais, le monde du management connaît de profondes évolutions qui amènent les entreprises à repenser leurs modèles traditionnels pour intégrer de nouveaux codes à l’image de l’entreprise libérée, du management plat, etc. Pour autant, il serait illusoire de penser que ces nouveaux modèles remplaceront d’autres approches également vertueuses et perçues par nombre de collaborateurs comme rassurantes.

Dans ce contexte, nous pouvons notamment évoquer le cas du "Family Business" qui permet d'assurer une gestion familiale de l'entreprise.

Des bases solides et une continuité. Que ce soit au niveau des TPE, PME, ETI ou grands comptes, le management familial reste souvent à l'origine de réels succès économiques, industriels et humains. En effet, il permet souvent de créer une réelle continuité dans l'entreprise, de bâtir des ponts intergénérationnels et de préparer les transitions en douceur. Nous sommes ici bien loin des approches plus "modernes" où la gouvernance est souvent assez violente en fonction du changement fréquent de dirigeants (non fondateur), de l'entrée et de la sortie d'investisseurs...

Les Echos – Le 13/03/2018

 

The revised UK Corporate Governance Code takes a step closer

As reported previously, on 5 December 2017 the Financial Reporting Council (FRC) published for consultation proposed revisions to the UK Corporate Governance Code and Guide on Board Effectiveness (Code). The proposed revised Code is fundamentally rewritten and is shorter and more concise than the existing version, comprising 17 Principles and 41 Provisions. The period of consultation closed on 28 February 2018 and various responses were received from bodies such as the Pension and Life Savings Association (PLSA), the Institute of Directors (IoD), the Law Society, NEDonBoard and various accountancy practices. In general the new ‘shorter and sharper’ Code was welcomed with a few provisos. The PLSA in particular welcomed the measures to incorporate stakeholder perspective in corporate governance structures. It also set out its views on the various characteristics that different vehicles for stakeholder representation should include. The response from the PLSA went on to include recommendations to enhance the stewardship code, including clearer guidance for asset owners that invest in companies through an asset manager, rather than directly, and enhanced provisions relating to the social and environmental impact of investments. (…)

Wolker Morris – Le 15/03/2018

 

3- L'Actu juridique

 

Accès réservé aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

 

4 - Rapport

 

Accès réservés aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

 

5 - La recherche en gouvernance

 

Accès réservés aux membres de l'IFA - Détails disponibles après connexion.

Consultez toutes les "Actu IFA de la gouvernance" !