À la veille du deuxième anniversaire de la loi « Sapin 2 », dont l’objectif était de créer une protection générale des lanceurs d’alerte dans l’entreprise, l’heure des premiers bilans est venue. Force est de constater que les alertes se multiplient, en particulier dans le cadre professionnel.

 

Dans le débat sur la place réservée aux alertes dans les démocraties contemporaines, l’entreprise est en première ligne. Premier acteur à recevoir l’alerte, c’est à elle que l’État délègue la charge d’enquêter sur ses propres dysfonctionnements, avérés ou supposés.

 

Mais comment peut-elle traiter (voire encourager) les alertes tout en se protégeant efficacement contre l’instrumentalisation des procédures par des acteurs malveillants ? À l’heure  actuelle, les textes légaux n’apportent pas de réponse pleinement satisfaisante à cette question.